Faute d’avoir réussi à tuer le match lors du temps réglementaire et de la prolongation, le DFCO a finalement vu s’éloigner définitivement les quarts de finale lors de la séance des tirs aux buts.
Le DFCO aura parfaitement réussi son début de match, acculant les grenoblois dans leur camp, avec à la baguette un Mathieu Robail très affûté. Les centres et coups de pieds arrêtés de l’ancien lillois ne trouvent malheureusement pas toujours preneurs, quand ce ne sont pas les attaquants dijonnais qui manquent d’un brin de réussite dans le dernier geste. Qu’importe, les occasions sont là et le public venu nombreux en redemande.
Les spectateurs de Gaston-Gérard vont être servis. Un nouveau coup de pied arrêté, mal ressorti par la défense iséroise revient sur Stéphane Morisot qui n’hésite pas avant de frapper. Sa lourde tentative finit sa course au fond des filets de Le Crom (1-0, 15′).
Le DFCO mène au score et il n’y a rien à dire tant les joueurs de Bazdarevic auront été absents des débats lors du premier quart d’heure. Malheureusement, les minutes qui suivent vont prouver le réalisme des joueurs de Ligue 1. Un corner bien tapé aux 6m, une tête lobée d’Akrour, et Florent Perraud va chercher le cuir au fond de ses filets. (1-1, 18′).
Ce sera pour ainsi dire la seule occasion grenobloise du match, exception faite d’une frappe tranquillement captée par Perraud. Le reste est une litanie d’occasions dijonnaises non converties.
D’une très grosse frappe de Lotiès sur le poteau aux percées ravageuses du revenant Mangione, la défense grenobloise plie mais ne rompt pas.
La mi-temps est sifflée sur ce score de 1-1, qui parait déjà bien injuste aux 11 rouges qui n’auront pas ménagé leurs efforts.
La deuxième mi-temps est déjà moins fournie en occasions. S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait sans aucun doute cette action amorcée par Aubameyang, qui sert Lebrun sur son côté droit. Le centre parfait de l’ancien niortais trouve la tête de Linarès, mais ce dernier ne cadre pas. De son côté, Grenoble, peu inspiré, commence à pratiquer des séries de passes à 10 dans son camp quand elle possède la ballon. Atypique (les isérois venaient-ils chercher un point ?.. ), le comportement des blanc-et-bleus à le mérite de réveiller le public sevré de jeu en cette fin de seconde période.
C’en est fini du temps réglementaire. La prolongation ne sera marquée que par une frappe de Carrière à l’entrée de la surface, qui finira sa course pas bien loin du poteau gauche de Le Crom. Les Rouges sont fatigués, les quatre défenseurs grenoblois sont toujours aussi appliqués à se passer le ballon et à botter en touche en cas de danger.
C’est donc en toute logique qu’arrive la séance des tirs aux buts, et à ce jeu là , les grenoblois vont se montrer plus en réussite. Si Stéphane Morisot et Pierre Aubameyang transforment leurs tentatives, Jordan Lotiès et Eric Carrière échouent tous deux. Les Isérois réussissent tous leurs essais. La messe est dite lorsque Milos Dimitrijevic, dont le père a évolué au Cercle Dijon, marque le dernier penalty de la séance (4-2).
Les hommes de Faruk Hadzibegic pourront nourrir de nombreux regrets, mais devront avant tout se reconcentrer bien vite sur le championnat car c’est le FC Metz qu’il faudra défier ce vendredi à 20h30 (à suivre sur France Bleu Bourgogne et Numéricable).









Flux RSS
Consulter les archives

