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Ils n’ont rien laché ! (5-4)

Par BB | 30/10/2009 | Imprimer cette page | Partager |   | 

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Le match commence vraiment très bien pour le DFCO. Sur sa toute première occasion, Ribas, servi par Belvito trompe Fernandez. Quatre petites minutes de jeu et le DFCO mène déjà 1-0 (1-0, 4′).
Et ils ne s’arrêtent pas là et se procurent trois occasions franches par Belvito, et Ribas. Le break se refusera aux Rouges, largement dominateurs dans l’entrejeu. Comme souvent dans ce genre de cas de figure, les castelroussins vont revenir sur un puissant coup franc expédié sous la barre de Grandel par Grange (1-1, 24′).
Et là, ce n’est plus le même match, d’autant que les joueurs de Bijotat font preuve d’un réalisme qui rendrait presque un brin jaloux. Une passe ratée de Ribas au milieu, un débordement rondement mené côté droit et voilà Buengo qui fusille Grandel ! (1-2, 26′).
Pendant que les dijonnais piétinent au milieu de terrain, Châteauroux, patient, attend pour placer ses banderilles. Et ça ne rate pas à l’approche de la mi-temps, un nouveau centre au cÅ“ur de la surface dijonnaise trouve la tête de Buengo qui marque dans le but vide (1-3, 38′).

Restent alors quarante-cinq minutes aux Rouges pour remonter deux buts et pourquoi pas, rêver de la victoire. Plus facile à dire qu’à faire. Mandanne a remplacé Touati, les attaques se font un peu plus tranchantes. D’ailleurs l’entame de la seconde période est à l’image de la première : faute sur Mandanne aux 16.50m, et Ribas qui expédie le cuir au fond des filets ! (2-3, 49′)
Le public de Gaston-Gérard y croit à nouveau … une vingtaine de minutes. C’était sans compter sur le réalisme castelroussin et les espaces laissés par une défense portée sur l’attaque … Bedimo efface Lebrun avant d’aller tromper Grandel (2-4, 60′)
Tout est à refaire. L’heure de jeu a fait mal, mais le dernier quart d’heure s’annonce champagne lorsque Christophe Mandanne arme une frappe dans un angle impossible et ramène une nouvelle fois les Rouges à une unité de Châteauroux ! (3-4,74′)
Là on sent clairement que la chance a bien envie de changer de camp … Et parfois il faut la forcer un peu. Ce que fait Kitambala 7 petites minutes plus tard, disputant dans les airs un ballon que Fernandez semblait avoir capté … L’arbitre valide, les castelroussins sont nerveux … (4-4, 81′).
Les hommes de Bijotat, expulsé entre temps, ont perdu les pédales. Témoin ce penalty de la dernière minute offert aux dijonnais. Un long ballon dans la surface castelroussine, le défenseur croit la couvrir pour son gardien qui s’était aventuré bien loin de ses cages. C’est là que surgit Christophe Mandanne, avant de s’écrouler dans la surface de réparation. M. Lavis indique le point de penalty. Ribas s’empare du ballon, faisant fi des provocations des Blancs. Il s’élance et transforme en force pour un coup du chapeau forcément mémorable. (5-4, 91′)
La fête n’aurait pas été complète si Grandel n’avait sorti une parade de grande classe à l’ultime minute sur un dernier coup franc à bout portant accordé aux castelroussins.

Vendredi soir les dijonnais ont donné tout son sens à leur maxime: on ne lâche rien. Ils y ont cru jusqu’au bout, forçant un destin qui ne s’annonçait pas rose. Au micro de Ma Chaîne Sport, Patrice Carteron s’est dit « Ã©mu par la prestation de ses joueurs, qui ont su tout donner pour l’emporter ». Une soirée renversante !


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