Communiqué officiel – Arkema Première Ligue
- Arkema Première Ligue
En l’absence des garanties financières attendues de la part de l’acquéreur avec qui le club était en négociations exclusives depuis mai, le Dijon Football Côte d’Or met fin aux négociations exclusives entamées en mai concernant la reprise de sa section féminine.
Le club a donc décidé de ne pas faire appel de la décision de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) d’exclure l’équipe première féminine de toutes les compétitions nationales, et demandera dans les prochains jours le placement en liquidation judiciaire de la société commerciale DFCO Féminines en charge du football féminin professionnel.
Le football féminin continuera au DFCO, autour d’un nouveau modèle, recentré sur son territoire, ses clubs partenaires et fondé sur des bases économiques viables. Cela se traduira par le maintien intégral de la préformation et de la formation des jeunes dijonnaises ainsi que leur engagement dans les plus hauts niveaux de compétitions.
Cette continuité de pratique sera notamment possible grâce au soutien de la Ville de Dijon et du Conseil Départemental de la Côte d’Or, ainsi qu’à la volonté du DFCO de continuer à soutenir le développement du football féminin.
Depuis la reprise du DFCO en juillet 2024, contrairement à la section masculine, l’équipe féminine n’avait pas vu son budget baisser, permettant notamment des résultats remarquables en Arkema Première League et l’obtention de l’agrément du centre de formation féminin.
Dans un contexte de restructuration imposé par les relégations sportives successives de l’équipe masculine, le DFCO s’était engagé, dès décembre 2024, dans la recherche d’un investisseur avec l’appui de conseils spécialisés en développement du sport féminin, en toute transparence avec le staff et les joueuses cadres. L’objectif : trouver un investisseur en capacité de financer durablement un modèle économique indépendant, alors que le déficit annuel des féminines, qui s’élève à 1,5 million d’euros, reposait jusqu’ici presque exclusivement sur la section masculine et leurs droits télévisés, puis sur les apports personnels du propriétaire lors des deux dernières saisons.
Ainsi, plus d’une centaine d’investisseurs principalement internationaux et nationaux mais aussi d’acteurs locaux ont été approchés. Malgré une cession libre de dette et à titre gratuit, seules deux propositions de reprise pour la SAS DFCO Féminines ont été reçues, et aucune n’a pu aboutir, faute de financement suffisant ou des garanties nécessaires pour financer la saison à venir.
Alors que la montée en Ligue 2 de l’équipe masculine aurait initialement dû permettre de continuer à subventionner l’équipe féminine, la crise des droits télévisés — divisés par quatre en deux ans — a rendu ce financement impossible.
Cette décision difficile et injuste au regard de leur niveau intervient également quand les revenus du football féminin professionnel stagnent, sans perspectives concrètes, et que les contraintes s’alourdissent pour les clubs — la fédération refusant de verser au DFCO une subvention de 200 000 euros qui lui était pourtant due, après être revenue sur la reconnaissance des acquis et de l’expérience de son directeur du centre de formation —.
C’est donc une gageure de trouver un modèle équilibré, et une entreprise ne peut durablement dépenser deux euros quand elle n’en gagne qu’un seul. Le DFCO n’est malheureusement pas un cas isolé dans le football féminin professionnel. Cet échec doit collectivement nous interroger, tant les incantations et les commentateurs se heurtent à la réalité : à Dijon, par exemple, seulement 154 spectateurs payants par match, une recette billetterie de 15 000 euros par saison, pour un budget total de 2,7 millions d’euros.
Toutefois, le DFCO reste convaincu de l’importance d’offrir une égalité de pratique du football aux jeunes joueuses et continuera de les accompagner avec ses éducateurs, ses infrastructures et son financement en U12/U13, U15 et en U19 nationaux.
Le club tient à remercier chaleureusement les collectivités, les partenaires, les salariés, les bénévoles et les supporters qui soutiennent le football féminin au DFCO.
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